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Le monde change

Les Français et le D.D.

Ethicity avec le soutien de l'ADEME publie la 3ème édition de son étude « De la pensée à l'action Développement Durable : les 8 façons de faire bouger les Français ».

Et bonne nouvelle, 6 français sur 10 se disent sensibilisés au thème du développement durable et commencent même à agir en conséquence.

Mais au-delà de l'étude d'opinion, cette étude essaie de décrire une typologie originale distinguant 8 grandes familles de Français face au développement durable :

- Les « XXème siècle :

N'Y PENSE PAS, AGIT CHEZ SOI » : Plutôt âgés et de revenus modestes, ils restent majoritairement chez eux et aiment prendre leur temps : Ils attendent d'être rassurés et détestent être bousculés.
-> à rassurer

- Les « Ego bonheur :

PENSE PLAISIR, AGIT POUR SOI » : Très centrés sur eux-mêmes, ils sont sur- représentés parmi les retraités CSP + habitant le sud de la France. Ils se concentrent sur ce qui est essentiel pour eux : se faire plaisir. Le développement durable ne doit pas être synonyme de frustration, il faut donc les amener à trouver une forme de plaisir dans le Développement Durable, apte à les impliquer.
-> bénéfice plaisir

- Les « Citoyens du monde :

PENSE GLOBAL, AGIT GLOBAL » : Issus des catégories CSP +, ils se déclarent très actifs en matière de développement durable et sont prêts à payer un peu plus cher pour y satisfaire. Ils estiment que respect de l'environnement et bénéfices des entreprises doivent être conciliables. Leur soutien dans l'action ne se limite pas à l'argent et ils consacrent leur temps personnel au bénéfice collectif.
-> agir pour tous

- Les « Militants :

PENSE GLOBAL AGIT SOCIAL » : Très critiques, revendicateurs et insatisfaits, ils sont dans l'action. Ils s'interrogent sur la capacité des entreprises à intégrer réellement les exigences du développement durable. Chantres de la participation populaire, ils vérifient, valident la véracité de l'information et dénoncent toute récupération.
-> pas de langue de bois

- Les « Conservateurs :

PENSE NATIONAL AGIT CHEZ SOI » : Centrés sur leur famille et témoignant de leurs craintes face à l'insécurité et au futur, ils sont enclins à l'émotionnel et à l'affectif et attendent avant tout d'être rassurés en ce qui concerne les risques pour leur santé.
-> sécurité pour les siens

- Les « Voisins :

PENSE LOCAL, AGIT LOCAL » : Groupe le plus rural, ils sont prudents et d'un naturel sceptique. Ils sont prêts à bouger, mais attendent des arguments concrets, relatifs à leur quotidien, à leur quartier, à leur périmètre de vie.
-> un plus pour mon périmètre de vie

- Les « Pragmatiques :

PENSE PLANETE, AGIT REALISTE » : Jeunes, conscients de l'état de la planète curieux, demandeurs d'information, ils sont en attente d'accompagnement (argumentaires pédagogique, cadre structurant). Conciliant à l'égard des différents intervenants, ils cherchent leur place pour agir.
-> donner les clés pour agir

- Les « Frivoles :

PENSE A SOI, N'AGIT PAS » : Groupe le plus jeune, pas dupes, ils sont centrés sur leurs propres intérêts. Leur énergie est dédiée à la recherche de bénéfices et valorisations individuels. Une priorité : les faire évoluer via l'éducation.
-> Tout est à faire

Ainsi, une nécessaire adaptation du message sera à faire en fonction des types visés : bénéfice collectif ou individuel, valeurs écologiques ou sociétales. La densité de l'argumentation devra aussi s'adapter au degré d'autonomie des individus dans l'action.

Si les « citoyens du monde » et les « militants » sont le coeur du mouvement (35,6% des Français) et ont intégré la complexité des enjeux du développement durable, les « pragmatiques » et les « voisins » (26,3%) sont eux, dans l'attente du « mode d'emploi » pour agir.

Les autres groupes semblent essentiellement concernés par ce qui les touche personnellement : santé, risques pour les « XXème siècle » et les « Ego bonheur », sécurité de soi-même et de ses proches pour les « conservateurs ». Pour eux, c'est avant tout aux intervenants économiques et aux pouvoirs publics d'agir.

Quelques données remarquables de cette étude :

- 77% des Français déclarent avoir déjà entendu parler du concept de « développement durable ». Une forte progression puisqu'ils n'étaient que 67 % en 2005 et 54 % en 2004.

- Les Français sont de plus en plus conscients qu'ils peuvent agir au quotidien : 71,5 % veillent à réduire leur consommation d'énergie contre 38,7 % en 2004 et 31 % choisissent à l'achat des produits respectueux de l'environnement contre 16,6 % en 2004.

- Par contre, la perte de confiance sur la capacité des entreprises à concilier développement durable et recherche de profit s'accentue (-10 points en 3 ans) et près de deux tiers (63 % des sondés en 2006 contre 57 % en 2004) de la population française considèrent que la mondialisation n'est pas une chance de progrès. De plus, 78% considèrent que collectivités et politiques ne prennent pas assez en compte les enjeux environnementaux



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